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Butterflies — pv { Glenda Dinov

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Messages : 8
Date d'inscription : 05/03/2017
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Ven 10 Mar - 14:31
Il vit un papillon. Aussi absurde était cette constatation, elle n’était pas pour le moins surprenante pour le jeune homme. Il ne pensait pas que des choses aussi belles pouvaient exister dans ce lieu désolé. Ilarion avait beaucoup entendu de cet endroit ; Des rumeurs, surtout. Faute de ne pas y croire ou plutôt de ne rien croire du tout, il lui était évident que toutes ces choses n’étaient au final que des commérages aussi futiles que la pauvre remarque qui traversait en ce moment son esprit. Toutefois par curiosité, il ne put que tenir son appareil photo alors que son flash retentit. Capturer la beauté de cet instant lui était inutile et pourtant vital. Il sourit.

Bientôt le bulgare s’enfonçait dans ce lieu. Si l’étroit passage entre les montagnes qu’il avait traversé plus tôt lui avait donné des sueurs froides, la vacuité des lieux lui était d’autant plus effrayante, lui rappelant amèrement la guerre de ces terres. Le silence et le vide. Il s’attendait à voir une créature surgir de nullepart, un animal, un monstre, un humain. La dernière option quoique plus probable était d’ailleurs celle qu’il craignait le plus. Et remarquant que ses sueurs froides se transformaient en légers tremblements, il prit la précaution de prendre son médicament. Il sourit.

Diodoros ne savait pas que ses pas l’emmèneraient aussi loin. Il s’était retrouvé devant une grande bâtisse, qui étrangement, tenait toujours sur pieds, malgré l’aspect quasi-glauque qui la survolait. Animé par sa curiosité, il osa y pénétrer. Malgré une peur qui lui glaçait le sang et les divers scénarios qui lui venaient en tête, il réussit à garder un semblant de calme. Ce qui en soit était pour le mieux vu qu’il se retrouva très vite dans ce qui ressemblait à un bar. Quelques personnes par-ci, par-là, le rassuraient, tout en apportant une mystérieuse atmosphère au lieu. Seul les flash de son appareil photo résonnèrent alors et les gribouillis de son crayon sur son carnet. Cependant, il remarque très vite les regards qui se tournaient vers lui, s’excusa promptement et quitta le bar par la porte arrière. Il était certain que même cet endroit cachait quelque chose ; un peu comme toute la plaine que représentait Dermach. Comme il était certain qu’en ce moment, il était le plus vulnérable. Il se savait plus faible, la nuit. Plus seul. Plus ... Lui. Il se retournait à chaque petit bruit tandis que tout n’était que le fruit de son imagination. Tout, à part celui-là.

Un ombre. Il était certain d’en avoir aperçu une. Il était certain. Bien sûr une ombre. UNE OMBRE. Des bruits ? Ils approchent ? Peut-être pas ? Je dois me cacher. Non. Il n’y a nullepart où se cacher. Alors faire face ? Je vais mourir. Ils sont là pour moi. Je le sais. Ils le savent. Restez à l’écart. Restez LOIN. Il se mordillait la lèvre inférieure jusqu’à en saigner, essayant de retenir malgré tout sa panique. Fermer les yeux, respirer, rien n’y faisait. Et le seul réflexe qui le prit fut de sortir son cutter usuel. Il exagérait. Il le savait. Mais l’idée d’un fantôme lui paraissait irrationnelle ; comme si les pensées qui le traversaient en ce moment l’était plus. Il était là, il était là, il était là. Il sourit.

Quelques gouttes de sang venaient salir le sol en bois. D’autres se posaient sur son bras, le salissant plus qu’il ne l’était déjà. Son opposant, son adversaire, son ennemi. Un jeune qui posait ses yeux dans les siens. « Oh mon dieu ... » Peut-être qu’en d’autres circonstances, il aurait reconnu ce bleu profond ou encore les mèches brunes indomptables de l’individu. Mais aveuglé par une panique, une peur et un regret, il ne pouvait que trembler en faisant tomber l’arme du crime. La lame n’avait heureusement qu’effleurer l’abdomen de l’individu mais la couleur du sang était suffisante pour Ilarion. Je l’ai tué, je l’ai tué, je l’ai tué. Il le fixa.

» Je suis désolé ... Désolé. Je. Profondément.
L’aile du papillon était arrachée.
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Date d'inscription : 26/02/2017
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Lun 13 Mar - 2:19

Il ne pensait pas y aller au début. Ça n'avait pas de sens. Il ferait quoi là-bas ? Dermach est une terre aussi sombre quelle est neutre, certains comparent le lieu à une pause, comme si le temps était figé et que rien ne pouvait le perturber. Glenda n'était pas d'accord avec ces gens, pour lui, c'était plus un prélude. Rien ne se fige après tout et puis, pourquoi cette cité serait aussi bien protégé si elle était sur pause ? Nah, Dermach émet plutôt cette sensation froide et humide d'un calme avant une tempête. Il aurait préféré ne jamais y mettre les pieds.
Ce n'est pas comme s'il avait été obligé remarque. C'était loin, glauque, pratiquement vide, pourquoi s'y aventurer ? Lui-même était perplexe face à son choix. Il voulait juste voir l'endroit, au moins une fois, à défaut de pouvoir faire de grandes escapades à travers tous les territoires de l'île, il pouvait au moins voir ce bout neutre. Il n'avait pas envie, pas vraiment, mais il n'avait rien de mieux à faire, enfin, c'est faux, il avait toujours mieux à faire, mais il se disait que s'il le faisait maintenant, il n'y penserait plus jamais. Il avait le temps de le faire, autant en profité, ce n'était pas souvent qu'il avait le luxe de pouvoir faire ce genre de chose.

Il regrettait. Un peu. Pas trop. Entrer était difficile, tout ça pour ...ça. Un espèce d'hôtel flippant, l'overlook faisait pale figure à côté de celui-là. Après, peut-être que c'était l'environnement dans lequel il était planté qui rendait ce motel digne d'une légende urbaine. Peu importe.
L’intérieur était un peu mieux. Très peu de monde, mais il y avait une certaine chaleur qui n'existait pas du tout dehors. Mais c'était toujours étrange, comme si ces quelques personnes étaient de mauvais figurants. Au lieu de s'accorder avec le décor, chacun ressortait à sa manière, preuve que cette zone rassemblait diverses alliances. Alors ouais, le lieu était bizarrement chaleureux, mais les clients le rendaient mystique. Glenda eut des frissons tout le long de son corps et il n'avait échangé de regard avec personne.

Il quitta le bar par la même porte dont il était entré.
Ça aurait pu s'arrêter là, il aurait pu commencer à rentrer, curiosité satisfaite. Mais non, il examina la façade du bâtiment encore une fois, avant de décider d'en faire le tour, pour ne laisser aucun recoin non-vu, n'avoir aucun doute, sur quoi, ça, il ne sait pas.
En s'approchant de l'arrière, il entendit des pas. Encore une fois, il aurait pu partir, laisser quiconque était déjà là à leurs affaires, mais ça aurait été trop simple. Il voulait seulement jeter un coup d’œil et dans une plaine strictement non-violente comme ici, que pouvait-il bien lui arriver ?
Grossière erreur.
Il ne cria même pas, quand il vit le mouvement brusque de l'inconnu, il eut le réflexe de reculer, à peine, mais toujours mieux que rien. Il n'avait pas eu le temps de comprendre ce qu'il se passer en fait, il était surpris, ses yeux trouvèrent ceux de l'assaillant et quelque chose lui cria ''déjà-vu'' mais c'était trop flou, le fait qu'il venait de se faire attaquer n'aidant pas. Il inspira, son souffle était irrégulier, normal, peur et douleur font rarement bon ménage. Il baissa les yeux, la main déjà sur son ventre, il l'enleva, si c'était grave, il serait sûrement déjà à terre non ? Il vit son T-shirt déjà plein de sang, il déglutit, le souleva et essuya avec le dos de sa main déjà souillé la plaie pour mieux l'inspecter. ...Il respire. L'incision est plus longue que profonde. Rien de grave. Rien de mortel. Le flot de sang était déjà ralenti. Plus de peur que de mal. Il avait eu de la chance, beaucoup de chance.

« Désolé ? Aaah... Bordel de fuck ..merde...Et ça t'arrive souvent d'éviscérer un passant par… hmf..erreur ? » Il était un peu voûté, un bras sur la plaie pour bien la couvrir entièrement. Il étudia le type, même s'il voulait vraiment lui casser la figure et le balancer à travers une fenêtre, faire une scène risquerait d'attirer du monde, la violence étant prohibé ici, il préférait rester discret. En plus, aussi stupide que ça puisse sonner, mistertenduduslip semblait vraiment regretter. Ça et puis, les cheveux blancs, les yeux bleus, la peau pâle... ça lui disait définitivement quelque chose. Glenda ne savait pas encore qui exactement, mais il l'avait déjà rencontré, il cherchait dans sa tête, mais là de suite, il devait calmer sa rage d'abord.


hrp : me suis pas relus, flemme, fatigue etc... l'overlook c'est un hotel hanté au beau millieu d'un coin paumé dans shinning, je sais pas si tu connaissais soooo... walla.
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